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L'ŒIL ET
L'ÉCOUTE
Comprendre qui vous êtes pour savoir quoi couper
JE NE FAIS PAS CE MÉTIER
POUR CHANGER DES TÊTES.
Je m'appelle Tom Marcireau.
Je suis coiffeur. Et mon métier, pour moi, c'est ça.
Mes débuts
Tout petit, je disais déjà : « Plus tard, moi je couperai les cheveux des dames. »
J'ai grandi loin de Paris, à Poitiers. Après le collège, je tenais à aller jusqu'au bac : pour moi, c'était important d'avoir une culture générale, de pouvoir parler de tout avec mes clientes.
J'ai ensuite fait mon apprentissage chez la coiffeuse de ma mère. Pendant deux ans, j'ai travaillé dans un salon où l'on prenait le temps d'apprendre : regarder, recommencer, comprendre.

Dessange, Charlie, Paris
Je suis monté à Paris pour travailler chez Dessange, puis j'ai été sélectionné pour une journée d'essai dans le salon de Charlie, coiffeuse de Catherine Deneuve.
Là, j'ai appris :
• le rapport à l'image des femmes très visibles,
• la précision du brushing sous pression,
• ce que c'est que de travailler avec des personnalités publiques,
• et aussi les limites d'un univers où les ego prennent parfois trop de place.
Cette période m'a profondément formé – techniquement, humainement.

Carita : 21 ans de maison
En 1996, j'entre chez Carita comme assistant du Directeur Artistique. Quelques années plus tard, je prends sa succession.
Pendant 21 ans, j'y ai dirigé l'équipe coiffure, imaginé un salon baigné de lumière, et travaillé avec des clientes fidèles et des personnalités.
Depuis plus de 18 ans, j'accompagne la famille grand-ducale de Luxembourg.

Ce que m'ont transmis les Sœurs Carita
Les Sœurs Carita m'ont transmis une exigence absolue :
« Toujours voir la femme avant de voir la cliente. »
et cette conviction :
« Il n'y a pas de femmes laides, il n'y a que des femmes qui s'ignorent. »
Ces phrases m'accompagnent tous les jours : voir la personne avant la coiffure, chercher ce qui peut la révéler.

Aujourd'hui : mon lieu, mon rythme
J'ai choisi de partir pour ouvrir un lieu à mon nom, à ma mesure :
• une personne à la fois,
• du temps pour parler avant d'agir,
• des gestes de soin qui ne sont pas "juste des détails",
• une relation qui se construit dans la durée.
Ce qui m'importe, ce n'est pas d'avoir le salon le plus "visible" de Paris. Ce qui m'importe, c'est que celles et ceux qui viennent ici se sentent vraiment regardés, écoutés, accompagnés.
